Après l’incendie de son usine, CSI Sud Ouest a réussi à maintenir son activité grâce à une réorganisation ingénieuse. Deux ans après, les 57 salariés sont toujours en poste, et les 300 clients fidèles. La sous-traitance, le soutien d’une usine à Metz et des accords avec d’autres entreprises ont permis de préserver l’activité. On vous explique comment ça s’est passé.
Après l’incendie qui a ravagé son usine de fabrication de matériel électronique, CSI Sud Ouest aurait pu voir son activité totalement disparaître. Pourtant, deux ans après, les 57 salariés et 300 clients sont toujours là. Mais comment est-ce possible ? “Dès les premiers jours, on a cherché toutes les solutions pour continuer à travailler”, se souvient Éric de Ponthaud, directeur.
La production de certaines pièces a été sous-traitée, tout en gardant la maîtrise de la fabrication. Une organisation qui a permis de maintenir le travail des équipes de FAO (fabrication assistée par ordinateur) et de contrôle, soit une dizaine de personnes. Environ 35 % du chiffre d’affaires a continué d’être réalisé, sans l’outil de production habituel.
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Une autre usine du même groupe, située à Metz, a joué un rôle essentiel : des opérateurs s’y sont rendus tous les week-ends, travaillant 12 heures le samedi et le dimanche, pour parvenir à assurer en deux jours, le rythme d’une semaine classique. Direction et CSE ont également endossé de nouvelles responsabilités : suivi des clients, intégration des nouvelles machines, organisation du travail…
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Un état d’esprit ancien
Des accords ont été conclus avec d’autres entreprises, auprès desquelles des salariés ont été mis à disposition, en conservant leur salaire, ainsi qu’avec une société d’intérim, qui en a embauché d’autres, en maintenant leur droit au chômage partiel. Parmi ces dispositifs, des roulements entre collègues ont été assurés. “Malgré les difficultés, dans la tête de tous, il y avait toujours le souci de l’autre”, appuie le directeur.
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Derrière cette organisation, l’entreprise revendique un état d’esprit. Avec une ancienneté moyenne de 20 ans et moins de 5 % de turnover, les liens humains sont particulièrement forts. “Nous sommes très fiers de faire partie de CSI, de partager nos valeurs et notre courage”, résume Kévin Souchon, représentant du personnel.




